RANDONNÉE PÉDESTRE AU PARADIS

RANDONNÉE PÉDESTRE AU PARADIS
 
 
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Cette fois-ci, les organisateurs ont jeté leur dévolu sur les hauteurs de Melbou surplombant la corniche jijilienne.
 
Après l’ascension d’une côte ardue de près d’un kilomètre au lieudit Saf-Saf, le groupe mixte d’une trentaine de personnes composé de retraités et de jeunes étudiants, bifurque sur une large piste qui même vers une forêt dense de chênes qui rappelle le décor naturel des films d’aventures. Devant toute cette végétation luxuriante, tous les dix mètres le groupe s’arrête pour une prise de photos au grand dam de Hamid Hassani, le chef de file, qui gère le temps comme un métronome.
 
Enveloppés dans des senteurs fraîches et aromatiques qui embaument les alentours, les marcheurs évoluent au milieu des halliers épais où pousse à profusion du romarin sauvage. De temps à autre, au détour d’un sentier, une petite clairière surgit comme par enchantement à la grande joie des jeunes qui s’égaillent gaiement.
 

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Au moment où les randonneurs s’enfoncent une nouvelle fois dans les fourrés, une bruine commence à tomber donnant à cette escapade une touche exotique qui pousse le groupe juvénile à exécuter une sarabande en levant les mains au ciel comme pour recueillir les gouttelettes d’eau fines et légères.
 
À quelques centaines de mètres plus loin, les rayons du soleil d’automne chassent la pluie et éclaire radieusement cette contrée féerique qui surplombe la ville de Ziama Mansouriah qui paraît minuscule vue d’en haut ; on dirait une maquette réalisée à la manière du jeu de construction Légo.
 
 
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De ce promontoire au-dessus du monde, une vue panoramique s’offre aux yeux extasiés des promeneurs. L’un d’eux ne cesse de s’exclamer en répétant plusieurs fois la même phrase : « Mon Dieu, que c’est beau ! Mon Dieu que c’est beau !... ».
 
En effet, à l’horizon, le bleu clair du ciel se confond avec celui plus foncé de la mer laquelle est parsemée, ça et là, d’énormes langues de terre ou de petites élévations rocheuses immobiles ressemblant un peu à autant de bateaux ayant jeté l’ancre.
 
Devant ce tableau peint par un coup de pinceau divin, on a l’impression que rien ne pouvait nous arriver, et que l’on pouvait se nourrir éternellement par la seule vue de ce spectacle grandiose.
 
Après une pause déjeuner où toutes les victuailles de chacun sont partagées entre les autres, le groupe entame la descente vers la route nationale. Le sentier de schiste emprunté serpente entre les habitations dont les occupants, nous ayant aperçus, se tiennent debout devant leur porte d’entrée pour nous souhaiter la bienvenue et nous prodiguer des encouragements pour la suite de notre marche comme si nous participions à une compétition sportive. Il manquait juste les applaudissements.
 
 
 
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La descente sinueuse provoque quelques dérapages des uns qui déclenchent les rires des autres ; mais ces derniers ne tarderont pas eux aussi à subir les plaisanteries de leurs camarades à la suite d'une glissade inopportune.
 
 
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Quatre heures de marche et douze kilomètres au compteur ! Fatigués, mais satisfaits, les portables gorgés de prises de vues inédites, les randonneurs s’engouffrent joyeusement dans le bus pour rentrer chez eux animés par le désir pressant de raconter leur longue et belle balade à leurs proches.
 
Lem
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