RANDONNÉE PÉDESTRE À TURKINE

 

 

RANDONNÉE PÉDESTRE À TURKINE

(HAUTEURS DE TICHY)

 

Image1

Randonneurs à l’assaut des monts…

 

Poursuivant son programme d’action annuel, l’association sportive « Aokas Sports & Loisirs », sous l’impulsion de son dynamique président Hassani Hamid, a mis sur pied (c’est le cas de le dire) une randonnée pédestre regroupant des marcheurs de tous âges. Autrement dit, grande balade multi générationnelle !

Vers 8h 30, le bus loué par l’association dépose les excursionnistes au pied de la montagne surplombant la commune de Turkine. Au milieu d’un brouhaha enthousiaste et des plaisanteries matinales, le groupe entame la grimpette vers les hauteurs de cette belle région. Déjà, les arbres, les plantes de toutes sortes et le gazouillement des oiseaux accueillent  agréablement la troupe.

Plus loin,  un braiment plaintif d’un âne contrarié arrache un rire tonitruant parmi les jeunes qui rivalisent de réflexions plus ou moins désinvoltes sur les habitudes invétérées des équidés. Dès lors, la journée est bien partie pour être excellente !

 

G 2

La santé en marche

 

El Hadj Zizi Zoubir muni d’un bâton de pèlerin et qui connaît la région par cœur nous fait profiter avantageusement de ses connaissances. Il nous désigne en contrebas d’une piste les ruines d’une maison forestière coloniale abandonnée. Dommage pour l’histoire et le tourisme ! En effet, les murs sont encore debout et la restauration de cette habitation aurait pu servir de refuge ou d’escale pour les randonneurs qui sont de plus en plus nombreux ces derniers temps.

El Hadj Zoubir nous rappelle que cette contrée difficile d’accès pendant l’occupation française rendait la vie insupportable aux Algériens qui y demeuraient néanmoins faute de pouvoir profiter des avantages sociaux réservés aux seuls colons et à leurs affidés.

Le maquis dense qui nous entoure a été en partie incendié l’été dernier. L’image qu’il nous renvoie est affligeante : d’un côté un massif de verdure, et de l’autre une aire réduite en cendres.

En continuant notre virée, nous découvrons un autre avilissement nommé ordures. Ça et là, cette belle contrée est jonchée de déchets domestiques que des pollueurs ont jetés partout avec une légèreté qui frise l’ignorance.

Après un parcours d’une heure et demie, nous voilà arrivés à un vieux bassin ouvert où coule une eau fraîche et douce. Ce lieu est appelé « Tala el Anser », littéralement « Fontaine de la Source ». Là, nous observons une halte pour nous restaurer. L’air pur et la fatigue aiguisent notre appétit ; nous succombons aux plaisirs de l’estomac.

Parmi nous se trouve le poète Oukas Abdelmadjid connu pour ses rimes riches, sa rigueur sémantique et ses belles métaphores ; il déclame ses vers captivants et piquants mettant à nu les travers et vices de notre société.

Puis, nos amorçons le trajet du retour. Après une marche épuisante, mais ô combien bienfaisante et vivifiante, nous arrivons au point de rencontre avec le bus. Dans nos têtes, cependant, l’image de la dégradation de nos admirables sites victimes de cet état pathologique, que l’on peut appeler « la peine des sites », continue à nous désoler.

 

N

Dégradation ô combien condamnable !

 

Pourtant, si tous les responsables concernés faisaient leurs boulots, il y aurait beaucoup de bouleaux dans nos forêts ; si tous les responsables concernés brisaient les chaînes de l’immobilisme, il y aurait beaucoup de chênes dans nos forêts… Or, notre environnement continue à foutre le camp !

Ah ! Ma belle région, l’Algérie t’a abandonné ! On se demande quand notre pays se relèvera de ses cendres. Pour ne plus penser à descendre. Pour monter…

Lem

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Date de dernière mise à jour : 2014-11-16