LA BALLE QUI EMBALLE...

 

La balle qui emballe

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Dialogue entre un jeune et un ancien footballeurs

Le jeune : Que penses-tu de la Coupe d’aujourd’hui ?

L’ancien : ( ?) Heu !... Tu sais, maintenant on se coiffe n’importe comment et…

Le jeune : Attends ! Je veux parler de la coupe de football, et du football en général.

L’ancien : Hé bien, de mon temps, c’était le public qui supportait les joueurs qui supportaient le match. Aujourd’hui, ce sont les joueurs qui supportent le public qui ne supporte pas le match.

Le jeune : Qu’est-ce qui a changé sur le plan footballistique ?

L'ancien : Avant, on cherchait toujours le beau ; aujourd’hui, on cherche la peau. Tu sais, pour moi, le football contemporain, c’est le football « comptant pour rien » !

Le jeune : Reconnais qu’il existe quand même de bons joueurs aujourd’hui !

L’ancien : C’est vrai, mais ils sont rares ; si rares qu’on pourra les compter sur les doigts de… demain.

Le jeune : Qu’est-ce qui a fait que tout a changé selon toi ?

L’ancien : Hé bien, c’est parce qu’on a tiré un trait sur le passé, au lieu d’en tirer intérêt.

Le jeune : Tu regrettes beaucoup l’époque de ta jeunesse, n’est-ce pas ?

L’ancien : En effet, quand je vois ce présent imparfait qui fait peur au futur, j’ai la nostalgie de mon passé simple qui était plus que parfait !

Le jeune : Quels conseils donnerais-tu aux joueurs d’aujourd’hui ?

L’ancien : Il faut penser aux couleurs et non aux colères ; jouer au foot et non au fou ; taper dans le ballon et non dans le bas long.
 

Le jeune : Au public ?

L’ancien : Il faut suivre la partie sans parti-pris ni prise à partie ; corriger sans donner la correction ; penser à applaudir et non à aplatir.

Le jeune : Aux dirigeants ?

L’ancien : Il faut qu’ils sachent que la voix bonne mène toujours vers la bonne voie ; il faut privilégier le dialogue sans dialoguer sur les privilèges ; il faut entraîner sur les terrains sans se laisser entraîner dans les souterrains.

Le jeune : Un dernier mot ?

L’ancien : Les temps ont bien changé ! À notre époque, on était obsédé par l’échec et déprime. Aujourd’hui, les joueurs sont plutôt ravis devant les chèques et des primes. Avant, on jouait sans penser à l’argent, aujourd’hui on pense à l’argent sans jouer. Pour moi, aujourd’hui, football doit s’écrire « faute-balle ».

Lem

Date de dernière mise à jour : 2012-03-01